vendredi 30 novembre 2012

Influence du fantastique et de la fantasy sur les jeux vidéos 2/3

Entre films d’horreur et jeu video : le Survival horror.

Le Survival horror est un type de jeu vidéo dans lequel le joueur doit survivre dans un environnement hostile et angoissant peuplé de monstres, morts-vivants ou autres créatures surnaturelles.
Dès son origine, le lien avec le cinéma est très présent puisqu’Alone in the Dark, première réussite majeure du genre sortie en 1992, est directement inspiré par les films de George A. Romero, mais également par les nouvelles de H. P. Lovecraft, la dimension cinématographique de ce jeu fait d’ailleurs qu’une adaptation sera réalisée en 2005 par Uwe Boll, réalisateur allemand, digne héritier d’Ed Wood.
Resident Evil, dont le premier opus sort en 1996, est à la fois le successeur d’Alone in the Dark et le début  de la série majeure du Survival horror qui connaitra un succès considérable.
L’apparition relativement tardive de ce genre de jeu est sans doute directement imputable aux évolutions technologiques de ces dernières décennies. Jeu éminemment immersif destiné à susciter l’effroi, il implique une réalisation suffisamment réaliste pour créer la peur, ce que la 3D et la qualité graphique des dernières générations de consoles permet.
Parmi les œuvres majeures du genre, nous avons donc évoqué  Resident Evil et Silent Hill dont le succès a donné lieu à plusieurs adaptations cinématographiques, dont l’une réalisée par le français Christophe Gans qui, en mettant en scène Silent Hill en 2006, rendait hommage au cinéma asiatique dont il est un fervent adepte.
Cette série de jeux est en effet plus proche du cinéma fantastique japonais, dans lequel l’effroi nait de l’ambiance, que Resident Evil qui s’apparente plus à un film d’action hollywoodien.
Ainsi, dans Silent Hill, l’idée d’échapper aux ennemis est souvent plus profitable que celle de les combattre, on retrouve cette idée dans la série Forbidden Siren sur PS2 et PS3 (Siren: Blood Curse), jeux fortement influencés par la mythologie japonaise qui firent également l’objet d’une adaptation cinématographique en 2006.
Ce lien entre cinéma et jeux vidéo, s’il est particulièrement fort en ce qui concerne Resident Evil puisque les adaptations de Paul W. S. Anderson tendent à supplanter les jeux dans la culture populaire, peut également s’inverser comme en témoigne la série Parasite Eve développée par le studio Square puisqu’un roman de Hideaki Sena et son adaptation en sont à l’origine.

Parmi les derniers succès du genre, on peut également évoquer Dead Island sur Xbox 360 et PS3 dans lequel les héros se réveillent sur une ile paradisiaque dont la population se transforme en zombies (jeu qui présente la particularité d’avoir été développé par un studio polonais).




 (suite et fin le 3 décembre 2012)
Damien Moutaux (Médiathèque La Corderie - Marcq-en-Baroeul)

jeudi 29 novembre 2012

Créatures de légende

La bibliothèque municipale de Watten (Nord) propose une exposition "Créatures de légende", jusqu'au 21 décembre 2012, en partenariat avec la Médiathèque départementale du Nord.
Tous les renseignements ici


mercredi 28 novembre 2012

Géants et dragons

Exposition "Comment naissent les Géants" et "Géants et Dragons" à l'office de Tourisme de Marcq-en-Baroeul (Nord) jusqu'au 1er décembre 2012
Toutes les informations ici et


Féeries

Au programme des Féeries d'Ennetières-en-Weppes (Nord), des dédicaces, des ateliers, des expositions, des jeux...
A  lire sur place la bande dessinée fantastique Zarla et initiation pour devenir le Maître du Krosmoz avec le jeu d'Ankama "Krosmaster"

Tous les renseignements ici





mardi 27 novembre 2012

Influence du fantastique et de la fantasy sur les jeux vidéo 1/3

La sortie de Silent Hill Revelation 3D de Michael J. Bassett est l’occasion d’évoquer l’influence du fantastique et de la fantasy sur les jeux vidéo.  
On peut distinguer deux influences majeures issues de la littérature :
-         L’horreur, sous-genre majeur du fantastique dans lequel l’irruption du surnaturel vise à susciter l’effroi, qui va donner naissance à l’un des genres majeurs du jeu vidéo : le Survival horror auquel appartient la série Silent Hill.
-         La fantasy sous ses différentes formes (heroic fantasy, space fantasy …) qui, après s’être développée en parallèle avec les jeux de rôles sur plateau, va à son tour influencer les RPG (Role-Playing Game) sortis sur les différentes consoles.

Toutefois le fantastique va également influencer de multiples façons les jeux vidéo, permettant notamment de teinter d’étrangeté des jeux relativement réalistes.

L’apport du fantastique sous ses formes les plus variées.

Il ne s’agit pas ici de faire un catalogue exhaustif des différents types de jeux vidéo, toutefois on peut distinguer ici quelques genres influencés de façon plus ou moins importante par le fantastique.
Si le jeu de combat apparaît pour la première fois en 1976 lorsque Sega commercialise Heavyweight Champ (jeu de boxe), le genre se popularise réellement avec la sortie de Street Fighter II : The World Warrior en 1992.
Cela illustre l’idée que le fantastique permet de rendre ce type de jeu plus ludique par l’addition de coups spéciaux surnaturels qui font maintenant partie de l’ADN de ce genre dans des franchises comme Tekken, Soul Calibur ou Mortal Kombat, ces deux derniers titres étant par ailleurs totalement inscrits dans le fantastique puisque l’on y combat des démons et  autres morts vivants.
Cette évolution des jeux de combats vers un aspect irréaliste fait que les simulations de boxe par exemple sont maintenant assimilés à des jeux de sport. Toutefois ce genre n’échappe pas lui-même au fantastique puisque dans la lignée des adaptations de Captain Tsubasa (Olive et Tom) sur Nintendo, une série comme Inazuma Eleven mêle dans une joyeuse allégresse football et fantastique.
De la même façon, les jeux de plates-formes ne vont pas échapper à cette influence et ce quasiment dès leur origine puisque Mario, plombier new-yorkais de son état, voyage à travers les égouts vers le Royaume Champignon pour y sauver une princesse.
Variation amusante, quoique nettement plus adulte du jeu de plates-formes, Catherine, sorti en 2011 sur PS3 et Xbox 360, met en scène un héros désireux d’échapper (ou pas) à une succube qui le poursuit pendant son sommeil.
A la lisière des jeux de plates-formes et d’aventures, des séries comme Uncharted ou Tomb Raider, dignes héritières d’Indiana Jones nous entrainent en quête d’artefacts fantastiques.
Plus influencés par la fantasy que par le fantastique, deux jeux du même genre vont marquer le public par leur caractère poétique, il s’agit d’Ico et de sa préquelle Shadow of the Colossus sortis sur PS2.
Parmi ces jeux, celui qui revendique le plus l’héritage des classiques de la littérature fantastique est sans doute Castelvania dans lequel on guide les membres de la famille Belmont dans leur guerre contre Dracula. Il influencera directement des séries comme Devil May Cry ou Ninja Gaiden
A la lisière entre le fantastique et l’horreur, ce type de jeu annonce un nouveau genre : le Survival horror.

(suite le 30 novembre 2012)
Damien Moutaux (Médiathèque La Corderie - Marcq-en-Baroeul)

lundi 26 novembre 2012

Le fantastique en Flandre

Morbecque (Nord) organise le 2ème salon du polar et du roman fantastique le 1er décembre 2012 :

Organisé par la municipalité et la bibliothèque, ce salon accueillera une trentaine d’auteurs qui proposeront et dédicaceront leurs ouvrages.
Jacques SIRGENT, vampirologue, vantera les charmes des vampires lors d’une conférence et exposera son musée.
Avec le concours de la librairie d'Hazebroucq le Marais du Livre et de la Médiathèque départementale du Nord par le prêt d’une exposition "Comment résoudre une énigme ?"

mercredi 21 novembre 2012

Zoom Editeurs Nord Pas-de-Calais 6

Les éditions ATRIA, situées à Douai, proposent "une approche originale des comportements humains et du monde de demain, grâce à une collection de littérature et de témoignages, ainsi qu'à des textes fantastiques, fantasy et de science-fiction aux styles rythmés et imagés"

Voilà quelques titres dans la collection Les Mondes d'Atria :
 
Sin, le poème de lumière (tome 3) de Noureddine Séoudi (2012)
Le monde de Sîn a basculé dans une guerre sans merci. Quelle sera l'issue de cet ultime affrontement entre le verbe maléfique et le poème de lumière ? L'Arbre de poésie, garant de l'équilibre de Darna et Nawfal et d'Imrou, le jeune Kindéri sont-elles déjà écrites ?
Ce dernier volet de la trilogie orientale Sîn vous emporte dans un monde magique où la puissance de la poésie égale celle de l'épée.


 
 
L'ellipse de Gilles Warembourg (2011)
Dans la cité fortifiée d'Eksamorrhe, rien n'est laissé au hasard : le jour, la nuit, les repas, l'amour... La vie eksante est rythmée par les appels incessants de l'Ellipse, sous l'œil vigilant du Gardien cloîtré dans la Tour.
Au mépris des commandements de l'hexalogue, Teliau et Ande entretiennent une relation interdite. De transgression en transgression, les deux étudiants découvrent les faces cachées de leur monde...

 
Agathine et les Murmols de Valérie-Anne Henrard (2009)
Agathine They est une adolescente comme les autres. Elle a un animal de compagnie, des amis et... sa mère... qui n'est pas normale du tout !
À la veille de Noël, celle-ci disparaît. Paniquée, la jeune fille part à sa recherche, accompagnée de ses amis : Irina, Fred, Alex et d'un vieil antiquaire qui prétend que sa mère essaie de sauver le monde, qu'elle possède des pouvoirs... des pouvoirs héréditaires !


 

Les phénomènes de Corneghem de Patrice Michel (à paraître en décembre 2012)
Au fil des contes, le style poétique et fluide de Patrice Michel nous emmène tout à la fois au pays des fées, des elfes, des houtlins, des sirènes, mais aussi des sorcières, des vampires ou des morts-vivants...
Mais surtout, l'auteur nous transmet avec une infinie tendresse, son amour profond et indéfectible pour la forêt et ses secrets, à travers l'immense respect qu'il lui voue.





                                                          Patricia Le Gall (Médiathèque départementale du Nord)




lundi 19 novembre 2012

Le Fantastique dans le Hainaut

Jusqu'au 24 novembre 2012, les bibliothèques et médiathèques du Hainaut (Nord), en partenariat avec la Médiathèque départementale du Nord vous emmènent dans l’ univers de l’étrange et de l’irrationnel des fées, sorcières, gnomes, vampires, fantômes.

Aulnoye-Aymeries
Samedi 24 novembre 2012, 16h00
Médiathèque Pierre BRIATTE
Les Contes pour adultes  par Anna Lazowski, accompagnée par Christian Vasseur, musicien
Contes autour de la mort : les fantômes rôdent, désirent, demandent, terrorisent à travers des récits bretons et japonais, autour de lieux particuliers. Rumeurs urbaines et faits divers, quand le réel dépasse l’imaginaire. Contes étrangers de Pou Song Lin, le « Perrault » chinois, sensuel voire érotique, fantastique et drôle. Les vampires, ceux que la mort ne tue pas…
Durée : 55 minutes (gratuit)

Samedi 08 décembre 2012, 16h00
Ensemble fêtons la première année de la Médiathèque Pierre Briatte
Animation de rue
La Compagnie Le Vent du Riatt vous surprendra avec sa déambulation hybride.
Mais que s’est-il passé ? Il semblerait qu’un étrange petit peuple se soit échappé des livres de la médiathèque, voulant découvrir notre monde ! Qui sont-ils exactement ? Que veulent-ils ?

Tout public, échasses, musique, pyrotechnie.
La première bougie sera soufflée à l’issue de la prestation.
Durée : 45 minutes (gratuit)


Feignies
A la médiathèque, une sélection de documents sur le fantastique à consulter ici



samedi 17 novembre 2012

Pierre Grimbert

Pierre Grimbert est un écrivain né en 1970 dans la région Nord Pas-de-Calais. Après avoir été bibliothécaire et infographiste, il se consacre totalement à l’écriture après le succès de la série Le Secret du Ji.
Il a créé les Editions Octobre en 2004, avec son épouse l'écrivain Audrey Francaix.

Dans le cadre de Lille3000 Fantastic, il sera à la médiathèque de Marcq-en-Baroeul (Nord) le 21 novembre 2012.
Il sera présent au Salon du livre de Somain (Nord) le 1er décembre 2012.

Découvrez sa biographie et sa bibliographie ici

vendredi 16 novembre 2012

Monstueusement amusant

Pendant un mois, du 20 novembre au 20 décembre 2012,  la ludothèque municipale de Tourcoing (Nord) se penchera sur le Petit peuple et les Monstres en tout genre pendant les accueils de jeu sur place*
Grrrrr...


* mardi, vendredi : 16h-18h30
  mercredi : 13h30-16h30
  samedi : 10h-12h30, 13h30-15h30



La ludothèque
27 avenue Roger-Salengro - Tourcoing
téléphone : 03 59 63 43 00
métro – arrêt : Bourgogne

mercredi 14 novembre 2012

Les Brigades du Temps

Rencontre-dédicace à Warhem (Nord) avec Kris, le mercredi 21 novembre 2012, à la médiathèque, autour de la bande dessinée les Brigades du Temps (paru chez Dupuis en 2012) :

Cette BD nous entraîne dans un voyage dans le temps en compagnie de 2 sympathiques agents ukroniens. Ceux-ci parcourent les coulisses de l'histoire pour remédier aux petits incidents qui risquent de modifier l'avenir. Imaginez par exemple que Christophe Colomb n'ait pas découvert l'Amérique...


lundi 12 novembre 2012

La Low fantasy 2/2

2) Le voyage vers un monde imaginaire.

Si la définition de la low fantasy diverge selon les différents analystes littéraires, rendant son utilisation problématique, il n’en demeure pas moins que les récits de voyage vers un monde imaginaire constituent un sous genre trop fourni pour ne pas être défini en temps que tel.
Il s’agit d’ailleurs dès l’origine d’un sous genre qui se place au confluent des trois genres principaux, la fantasy, le fantastique et la science-fiction. La mention de ce dernier genre n’est pas anodine puisqu’avant l’invention de "La terre du Milieu" par Tolkien, l’idée de voyage vers un monde merveilleux teinté de magie se retrouvait essentiellement dans la science-fiction et l’on peut considérer que, s’il existe un roman fondateur de la low fantasy pour adultes, il s’agit du Cycle de Mars d’Edgar Rice Burroughs (paru chez Omnibus) évoqué plus longuement dans un article précédent sur la space-fantasy. De fait, ce roman ainsi que ceux qu’il a directement inspirés - Le Livre de Mars de Leigh Brackett (paru chez Pocket) et Le Cycle du guerrier de Mars de Michael Moorcock (paru chez Omnibus), même s'ils se déroulent sur Mars - appartient bien plus à la fantasy qu’à la science-fiction.

Dans la lignée de Narnia  de Clive Staples Lewis (édité par Gallimard Jeunesse) ou de L'histoire sans fin de Michael Ende (paru chez LGF), de nombreux récits vont donner une dimension plus adulte au genre et quelques auteurs vont devenir des références du genre. En premier lieu, on peut citer Stephen R. Donaldson qui, avec ses Chroniques de Thomas Covenant (édité chez Pocket), va développer ce qui constitue l’une des idées majeures du genre : la notion de prophétie qui va guider les personnages venus de notre monde.
Avec L’appel de Mordant (édité par Gallimard), il va également rendre hommage à Roger Zelazny dont le Cycle des Princes d'Ambre (édité par Gallimard) emprunte quelques éléments à la low fantasy puisque la terre n’y est qu’un reflet imaginaire du royaume d’Ambre.

L’une des constantes de ce type de récits est donc bien souvent l’idée de guide. Il est rare que les personnages projetés dans un monde imaginaire le soient de façon accidentelle, il s’agit le plus souvent pour eux d’accomplir leurs destinées : dans ce cas, elles sont  pour eux l’occasion de développer des pouvoirs qu’ils ignoraient posséder. On retrouve par exemple cette idée dans le Cycle de Darwarth (édité chez Gallimard) de Barbara Hambly, Le Chevalier-mage de Gene Wolfe (paru chez Calmann-Levy) ou Les Pouvoirs perdus de Marion Zimmer Bradley et Holly Lisle (paru chez Pocket).
Il leur arrive également d’être choisi par les dieux en raison de leurs connaissances acquises dans notre monde, par exemple dans La Septième Épée de Dave Duncan (édité par Bragelonne), mais également peut-être, bien que sous une forme un peu différente, dans Arthamios de Luc Van Lerberghe (paru chez Midgard).

Il existe toutefois quelques romans dans lesquels le choix du héros ne semble être que le fruit du hasard comme dans Le Royaume magique de Landover de Terry Brooks (paru chez Bragelonne).

Très présente chez les auteurs anglo-saxons, la low fantasy va également beaucoup influencer les auteurs japonais, supplantant même en partie la fantasy traditionnelle. Voilà quelques œuvres qui ont fait l’objet d’adaptations sur plusieurs supports : Brave Story de Miyuki Miyabe (édité par Kurokawa), Les 12 royaumes de Fuyumi Ono (paru chez Milan Jeunesse), Fushigi Yugi de Yū Watase (édité chez Tonkam) ou Vision d'Escaflowne de Katsu Aki (paru chez Pika).

Si le genre est encore peu présent dans la fantasy française pour adultes, il est en revanche bien plus développé pour le public jeunesse,  ce qui laisse à penser que le genre a, en France également, de belles heures devant lui.

Quelques récits vont reprendre les différentes approches de la low-fantasy évoquées  jusqu'à présent :
L'étrange monde de Là-Bas d’Yvan Lallemand (paru chez Plon Jeunesse) nous emmène dans un univers étrange, proche du nôtre, où se nichent les terreurs enfantines.
Le clairvoyage d’Anne Fakhouri (édité par Atalante) va mettre en scène la destinée d’un changeling, un enfant des fées abandonné dans notre monde.
Black cristal de Stéphane Descornes et Christophe Lambert (paru chez Pocket Jeunesse) ou La confrérie des âmes de Vincent Villeminot (paru chez Plon Jeunesse) sont des récits beaucoup plus classiques de voyage vers des mondes peuplés d’elfes et autres créatures de légende. 
Enfin, on peut évoquer les réussites majeures du genre dans la littérature pour adolescents :
La
Quête d’Ewilan
de Pierre Bottero (édité par le Livre de Poche),
Oksa Pollock
d'Anne Plichota et Cendrine Wolf (paru chez XO)
Tara Duncan de Sophie Audouin-Mamikonian (paru chez XO)

Ces dernières œuvres nous permettent de conclure sur l’un des aspects majeurs de ce type de récits : l’importance de la dimension initiatique. Les personnages qui vont revenir de ces voyages se seront le plus souvent révélés à eux mêmes, puisant dans des qualités de cœur qu’ils ignoraient parfois posséder. On retrouve d’ailleurs cette facette dans des œuvres pour la jeunesse ou pour un public plus adulte.
Des romans comme ceux de Tara Duncan ou d'Oksa Pollock sont un peu différents en ce sens qu’ils mettent en scène des personnages  qui, s'ils ignorent à l’origine leur véritable nature, se révèlent être issus  d’un royaume imaginaire dans lequel ils sont destinés à accomplir de grandes choses, cette idée que l’on serait en fait sans le savoir l’enfant d’un roi ou d’un magicien étant à la fois un fantasme enfantin et l’héritage de divers contes et légendes, notamment la légende arthurienne.
Damien Moutaux (Médiathèque la Corderie - Marcq-en-Baroeul)

vendredi 9 novembre 2012

Parcours du livre d'épouvante


Un parcours Lille3000 Fantastic, en partenariat, entre autres, avec la Médiathèque départementale du Nord, le Furet du Nord, l'Université Catholique de Lille, le réseau Libr'Aire...


Robert Charles Wilson

Robert Charles Wilson est un écrivain canadien d'origine américaine.
La France le découvre à la parution de Darwinia en 1999. Le prix Hugo récompense Spin, roman de science-fiction, paru en 2006, début d'une trilogie qui se continue avec Axis et Vortex.
Dans la trame fantastique, voilà quelques titres de ce prestigieux auteur, qui sait créer des histoires où la technologie, la politique ne prennent jamais le pas sur l'humain, c'est sûrement la plus grande qualité des livres de Robert Charles Wilson.
Darwinia (Gallimard, 2003)
En 1912, un partie des continents disparait et est remplacée par un monde, à la flore et à la faune inconnue. Les habitants ont disparu, que sont' ils devenus ? Une uchronie passionnante, au scénario machiavélique.

Mysterium (Denoël, 2008)
L'installation d'une base scientifique à Two Rivers va bouleverser la vie des habitants, quand une pluie de lumière isole brutalement la ville au milieu d'une forêt profonde...

La cabane de l'aiguilleur (Gallimard, 2011)
Travis, recueillie par sa tante et son oncle, fait la connaissance d'une femme mystérieuse et envoutante, Anna. Un court roman avec de beaux personnages attachants.


A travers temps (Denoël, 2010)
Une banale maison est le théâtre de sauts dans le temps (Chroniqué dans la bibliographie Station Fantastik). Un roman humaniste et écologiste.

 Les fils du vent (Gallimard, 2005)
Tim, Karen et Laura ont le don d'ouvrir les portes vers d'autres  mondes, un don qui perturbe leur vie...



Les romans de science-fiction de Robert Charles Wilson sont aussi passionnants et empreints d'humanisme et de tolérance. Plaisir de lecture garanti pour les amateurs du genre !

Patricia Le Gall (Médiathèque départementale du Nord)






mercredi 7 novembre 2012

La Low fantasy 1/2

De Peter Pan à Arthamios : une brève histoire du voyage vers un monde imaginaire.

A la lisière entre le fantastique et les autres littératures de l’imaginaire se trouvent quelques genres que nous avons évoqués précédemment comme la space fantasy, mais un type de récit fait plus particulièrement le lien entre le fantastique et la fantasy. 
Les Anglo-saxons le désignent parfois sous le terme de low fantasy, à savoir une œuvre où le monde réel communique avec un autre monde, il s’agit donc ici d’évoquer les nombreux romans dans lesquels des personnages issus de notre terre se retrouvent projetés dans un univers imaginaire.
En étant schématique, on pourra distinguer deux types de romans dans la low fantasy :

1) ceux plus influencés par la fantasy urbaine, qui nous emmènent vers un monde différent mais très proche de celui que nous connaissons.

2) ceux principalement influencés par l'heroic fantasy, qui vont inventer un voyage vers un monde totalement imaginaire à l'instar de Narnia de C.S. Lewis (cette catégorie fera l’objet du prochain billet)
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1) Mondes à l'intérieur d'un monde et reflets de notre terre, quand le voyage nous amène dans un univers proche du nôtre.

La première possibilité est celle d'une réalité quasi parfaitement contigüe à la nôtre, développée notamment dans Harry Potter. Dans le premier roman, la seule possibilité apparente de se rendre à Poudlard est de passer par la Voie 9 ¾ de la gare de King's Cross (même si nous apprendrons par la suite qu'il existe bien d'autres moyens de s'y rendre). Ainsi, tout au long de cette série, J. K. Rowling va jouer sur l'ambiguïté de l'emplacement des différents lieux magiques qui sont bien évidement invisibles aux yeux des moldus, tout en permettant aux sorciers de naviguer très facilement entre les deux mondes.
Si le caractère relativement flou de cette frontière est assez spécifique à Harry Potter, bien que nous la retrouvions également dans la série Percy Jackson de Rick Riordan (série parue chez Albin Michel Jeunesse) lorsque le héros gagne le camp d'entrainement des demi-dieux, l'idée d'un monde caché à l'intérieur du nôtre est très répandue.
On la retrouve notamment dans Neverwhere de Neil Gaiman, (édité par le Diable Vauvert), dans lequel le héros découvre l'existence d'un Londres d'En Bas où règne la magie, ce roman se situant à la limite entre la fantasy urbaine et la low fantasy. Dans le même esprit, on peut citer  Sublutetia d’Eric Senabre (paru chez Didier Jeunesse), qui met en scène les mystères d’un Paris souterrain secret.
Dans la lignée de cette œuvre, on peut évoquer les récits mettant en scène un univers qui serait le reflet du nôtre comme Lombres de China Mieville (édité par le Diable Vauvert) ou la série À la croisée des mondes de Philip Pullman, (paru chez Gallimard Jeunesse) qui présente la particularité d'inverser le postulat d'origine de la low fantasy puisque le premier monde présenté est une version alternative du nôtre.

Cette approche plus centrée sur l'idée de mondes parallèles se retrouve dans des romans comme  Entremonde de Neil Gaiman et Michael Reaves (édité par le Diable Vauvert) dans lequel le héros devient le gardien des portes entre les mondes. On peut citer également les romans de Stephen King qui se rattachent à sa série de La Tour sombre (intégrale parue chez J'ai lu) et notamment son diptyque Le talisman des territoires (paru chez Laffont).
Ces récits présentent pour leurs auteurs le double avantage de mettre en scène un univers imaginaire qui justifie pleinement l’existence du surnaturel sans toutefois nous entrainer dans un monde fictif dont les codes nous seraient totalement inconnus.
A la lisière entre ces deux types de récits, nous trouvons des romans influencés par la mythologie celtique dans laquelle les Tuatha Dé Danann (les gens de la déesse Dana : le peuple mythique de l’Irlande) se sont retirés dans le Sidh (l’autre monde) pour laisser leur place aux hommes. Cependant, il arrive que ces deux mondes communiquent, comme on le voit dans Faërie de Raymond Elias Feist, (paru chez Milady), dans La Moïra d’Henri Loevenbruck (édité par j'ai lu) ou dans le film de Guillermo del Toro : Hellboy 2 les Légions d'or maudites.

Toutefois les œuvres évoquées précédemment ne représentent qu’une part relativement minime d’un genre qui est essentiellement voué à nous transporter vers un monde totalement imaginaire. La raison est, à mon avis, double :
Il s’agit sans doute en premier lieu d’un fantasme d’écrivain et / ou de lecteur de fantasy : vivre réellement les aventures qu’il imagine ou vit par procuration. On retrouve notamment ce sentiment dans la série de Guy Gavriel Kay La tapisserie de Fionavar (paru chez Pygmalion), qui est à la fois un classique de la low fantasy  et un hommage à Tolkien dont l’auteur contribua à développer l’œuvre en travaillant avec son fils Christopher sur la publication des œuvres posthumes.
La seconde raison tient à la nature même des romans de fantasy : il s’agit de faire pénétrer le lecteur dans un univers dont il ne possède pas les codes, et, pour cela, les auteurs vont souvent avoir recours à un personnage, relativement jeune ou naïf, dont la participation à la quête s’accompagne d’une découverte du monde pour lui comme pour le lecteur. La low fantasy permet de simplifier plus encore cet écueil du récit puisque les personnages projetés dans un monde imaginaire n’en connaissent évidemment rien.

(suite et fin le12 novembre 2012)

Damien Moutaux (Médiathèque la Corderie - Marcq-en-Baroeul)




lundi 5 novembre 2012

Musique et fantastique

 Rendez-vous à la médiathèque de Rumegies (Nord), le jeudi 8 novembre 2012 à 18h30

"A partir d'une sélection de documents sonores disponibles au prêt dans les médiathèques de la CCRVS, Jean BODART (association CHANSEM) vous permettra de découvrir ou de redécouvrir collectivement des interprètes de la chanson francophone et d'échanger sur l'œuvre écoutée en la resituant dans son contexte de création (courants littéraire et musical, époque d'enregistrement et moyens de production).
 Il s’agit cette fois-ci de voyager en chansons dans le monde fantastique… en effet,  au travers des vingt et un synonymes du dictionnaire (bizarre, chimérique, épique, extraordinaire, fabuleux, féerique, formidable, grandiose, homérique, incroyable, inouï, irréel, magique, merveilleux, miraculeux, mirifique, prodigieux, renversant, stupéfiant, surnaturel, terrible) il est aisé de parcourir la chanson francophone d’hier et d’aujourd’hui… "
Renseignements et réservation au 03 27 35 20 75

La discographie de Jean Bodart ici

 

1Q84

Ne ratez pas la dernière rencontre Fantastik le lundi 12 novembre 2012 à la Médiathèque départementale du Nord : Marc Roger viendra faire une lecture d'extraits de 1Q84, le livre d'Haruki Murakami.

Tous les renseignements ici

vendredi 2 novembre 2012

Les Fées racontées par Claudine Glot



Dans le cadre de Passerelles Fantastik, rencontre avec Claudine GLOT, écrivain et conférencière, à la Médiathèque départementale du Nord :

"Un jour ou l'autre, il nous vient à tous, rêveurs des outremondes, aux amoureux des secrets cachés derrière le voile du réel, l'envie de revenir à l'origine de nos rêves et de nos fantasmagories.
Monstres ou merveilles, les fées et leur cohorte surnaturelle ont une histoire. Comment naissent-elles, comment et pourquoi réapparaissent-elles, quels sont leur visage, leur rôle et que nous disent-elles ?
Telles sont les grandes lignes de cette conférence inspirée par l'exposition Fées, elfes, dragons et autres créatures des royaumes de féerie dont Claudine Glot a été le commissaire, sous la direction de Michel le Bris, à l'abbaye de Daoulas."


Quelques extraits de cette conférence le 8 octobre 2012  ici

Sorcellerie numérique à Tourcoing

La Médiathèque André-Malraux de Tourcoing (Nord) propose un atelier numérique sur les sorcières :

Être vieille et moche, ça s'apprend !
A la Toussaint, le Pôle Multimédia donne des cours de sorcellerie... numérique.

A partir de 10 ans. Niveau indifférent.
Inscription au 03 59 63 43 00

Jeudi 8 et vendredi 9 novembre – de 14h à 16h, Pôle multimédia